Vous pouvez également aller à l’Ouvre-Boite d’Alexandre Arnal (le petit frère d’Armand, le chef de La Chassagnette, voir plus bas) déjeuner de sardines Tricana de Lisbonne et d’une excellente salade de tomates.

Et si vous venez en bande, direction le 12 place du Forum. À 290€ la nuit pour 8 voyageurs, inclus déco soignée, quatre jolies chambres, terrasse avenante et cuisine conviviale, voilà qui est tentant.

Puis direction l’église des Frères Prêcheurs pour l’exposition «Western Camarguais». Car vous ignorez sans doute que les premiers westerns ont été tournés en Camargue avant la Première Guerre mondiale par les pionniers du cinéma muet. Cette histoire singulière débute en 1905, à Paris, lorsque le célèbre manadier Folco de Baroncelli assiste à une représentation du "Wild West Show" de Buffalo Bill.

Toujours chic, moins cher, mais plus design, Le Cloître et ses 19 chambres de 130 à 185€ pourrait bien s’avérer le compromis idéal si vous venez à deux. Par contre, vu le succès du lieu, réservez tôt.

Mais si une envie de Camargue vous étreint, direction la Chassagnette d’Armand Arnal, sa terrasse au milieu des figuiers, son potager bio et sa cuisine aux saveurs explosives. Vivement recommandé.

Changement de continent à la Chapelle de la Charité, sur le boulevard des Lices, pour l’exposition Maud Sulter qui s’est penchée sur le manque de représentation des femmes noires dans l’histoire de l’art et la photographie.

Toujours chic mais encore plus cher, l’Hôtel Particulier propose des chambres à 320€ et des suites à 500€. Moins culte que le Nord-Pinus, mais plus luxueux, avec piscine, spa et hammam à disposition.

Si vous avez un peu plus de 480€ à dépenser par nuit, pas d’hésitation, réservez la suite (2 chambres) du dernier étage du Nord-Pinus, hôtel mythique des toreros et aficionados de passage en Arles. Cher mais chic.

Détour par le couvent Sainte-Césaire pour «Swinging Bamako», l’histoire des Maravillas de Mali qui ont quitté en 1964 Bamako pour La Havane pour symboliser la face joyeuse de l’internationalisme prolétarien.

Poursuivez par le parc des ateliers, avec Toiletpaper, le magazine fondé en 2010 et conçu par l’artiste Maurizio Cattelan et le photographe Pierpaolo Ferrari comme une «une réunion semestrielle salace».

Si vous venez en famille ou avec des amis de confiance, n’hésitez pas à jeter un oeil sur airbnb qui propose quelques belles maisons et jolis appartements comme le loft de David et ses 3 chambres pour 200€ la nuit.

Les Rencontres Arles Photographie

Grand Hôtel Nord-Pinus - 14 place du Forum - 04 90 93 44 44

L’Hôtel particulier - 4 rue de la Monnaie - 04 90 52 51 40

L’Hôtel du Cloître - 18 rue du Cloître - 04 88 09 10 00

La pousada - 9 rue Croix-rouge - 06 74 44 39 77

12 place du Forum - 12 place du Forum - 06 09 54 85 81

Le Gibolin - 13 rue des Porcelets - 04 88 65 43 14

Le Palao - 12 rue des Porcelets - 04 90 93 61 32

Chez Caro - 12 place du Forum - 04 90 97 94 38

L’Ouvre-Boîte - 22 rue du Cloître - 04 88 09 10 10

Librairie Actes Sud - place Nina Berberova - 04 90 49 56 77

Le galoubet - 18 rue du Dr Fanton - 04 90 93 18 11

La Chassagnette - Route du Sambuc - 04 90 97 26 96

Ayez l’obligeance de cliquer ici même à l’aide de votre souris (ou de votre index si vous êtes sur votre tablette) pour accéder à la carte très pratique des adresses de La snerm en Arles.

Puis direction l’église Sainte-Anne pour l’expo Don McCullin, immense photographe de guerre, pour y découvrir ses clichés de sa banlieue londonnienne natale ou des paysages buccoliques du Somerset.

Dimanche, petite marche matinale jusqu’au musée départemental Arles Antique pour l’exposition «Opération Condor» de Joao Pina. Dix ans d’enquête sur les méfaits des dictatures latino-américaines.

Remettez-vous de vos émotions en déjeunant place du Forum Chez Caro, qui aura peut-être changé de nom quand vous lirez ces lignes, vu que Caro alias Caroline Pons-Saltiel vient de céder son restaurant à Mathieu.

Samedi soir, si vous souhaitez rester au coeur d’Arles, réservez une table au Galoubet de Céline et Franck. Deux menus à 26 et 31€ pour un excellent diner sous une accueillante tonnelle. Que demander de plus ?

Sur la même place, au Palais de l’Archevêché, penchez-vous sur les «Parfaites Imperfections» sélectionnées par le commissaire-photographe Erik Kessels.

Samedi matin, direction l’espace Van Gogh pour une petite leçon de Street Photography : le New York de Sid Grossman, et le Dublin d’Eamonn Doyle.

Vendredi soir, diner au Gibolin, à deux pas de la Pousada. Cave enthousiasmante et excellente cuisine pour une trentaine d’euros amplement mérités. Sinon en face, un bon italien, le Palao, ou assiette bio au Mange-Lire.

«Bon alors, qu’y-a-t’il donc au menu de l’édition 2016 des Rencontres d’Arles ?» vous demandez-vous.

De la street photography avec le new-yorkais Sid Grossman, l’irlandais Eamonn Doyle et le britannique Peter Mitchell, des monstres japonais avec Charles Fréger, de l’Africa Pop avec les photomontages de l’écossaise Maud Sulter et la fabuleuse histoire des Maravillas de Mali, de la guerre avec Don McCullin et la Ligne Maginot d’Alexandre Guirkinger, du mauvais goût avec Hara Kiri...

Et puis, last but not least, Maurizio Cattelan et son comparse Pierpaolo Ferrari seront de la partie à travers une exposition consacrée à leur magazine culte Toiletpaper. Et rien que pour ça, vous seriez bien inspirés d’aller passer un week-end à Arles cet été.

Pour les plus parcimonieux d’entre vous, rassurez-vous, La Pousada est là. Excellente maison d’hôtes de 3 chambres dans le quartier de La Roquette. Déco et rapport qualité-prix parfaits (116€ petit déjeuner bio inclus).

Le week-end à Arles de monsieur Bernard à l’occasion des Rencontres de la Photographie 2016

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week-ends

Au Magasin Électrique, vous êtes invités à découvrir la ligne Maginot photographiée par Alexandre Guirkinger.

Retour à la street photography à La Grande Halle avec un dialogue entre le maître Garry Winogrand et son disciple Ethan Levitas, les rues de Leeds vues par Peter Mitchell, et les installations vidéos de Christian Marclay.

Également à l’affiche de la Grande Halle, les monstres de cinéma et les photos du regretté journal «bête et méchant» Hara Kiri.

Enchainez avec l’église des Trinitaires où vous attendent les monstres japonais de Charles Fréger.

Après avoir parcouru l’Europe pour sa série «Wilder Mann» en 2013, le photographe français a silloné les campagnes japonaises pour dresser un inventaire des figures masquées rituelles du pays du Soleil Levant.

Pour terminer, allez explorer Ground Control, nouveau lieu d’exposition des Rencontres, avec au menu «Phenomena - réalités extra-terrestres» et «Tear my bra» une plongée au coeur de Nollywood.

Emporium_of_Audiovisual_Wonders.html
Les_week-ends_de_monsieur_Bernard.html